Présentation

En lisant en écrivant

De ce qui est au fond de nous.

Je l'ai quitté le cœur en fête en le remerciant de son accueil. Il fut très étonné de lire la joie sur mon visage alors que je venais d'essuyer un refus catégorique.

Avant qu'un maître accepte de vous enseigner, avais-je lu, il voulait d'abord être sûr de votre motivation, du sérieux de votre requête, de votre détermination. Il cherchait à vous éprouver. Il fallait se montrer tenace, persévérant. /.../

Il me fallait une détermination sans faille. Je suis allée acheter du papier, des livres de reproduction d'estampage des plus célèbres calligraphes et je me suis mise à copier celles qui me paraissaient les plus belles, les plus intéressantes. Tous les soirs après la classe, je faisais un rouleau d'exercices de feuilles calligraphiées bien ficelées et j'allais le déposer devant la porte de maître Huang Yuan.
Cette expérience solitaire a duré des mois, sans réponse.
 
Fabienne Verdier, Passagère du silence.

Paroles de lecteurs

Tic tac

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Images Aléatoires

  • Lecture-en-commun.png
  • Venise-portrait.png
  • A-chacun-son-crayon--.png
  • Femme-multicolore.png
  • Le-toit-des-statues.jpg

Recherche

Profil

  • : Chut !
  • sous-le-signe-du-lien
  • : Femme
  • : 02/03/1903
  • : Over the rainbow

Communautés

Syndication

  • Flux RSS des articles

Créer un Blog

Samedi 29 décembre 2007

Quand on vit en appartement, c'est forcément la grande question : mes voisins baisent-ils aussi ?


Certains soirs, on a la réponse alors qu'on s'en passerait bien. Des hurlements à vous vriller les tympans traversent vos murs. Tranquillement installé devant votré télé, vous vous emparez de la télécommande pour les couvrir en montant TF1 (France2-3, Arte, le porno de Canal) à plein volume.
Peine perdue.

Les cris de bête s'obstinent en un crescendo  /descrescendo qui vous cloue au canapé. Bientôt, des "Oui, oh oui encore, OUIIIIIIII !" viennent enrichir la bande son.
Les mains sur les oreilles, vous priez pour que Madame la lui coupe ou que Monsieur soit un éjaculateur précoce. Prématuré, pardon, c'est plus politiquement correct.

Lorsqu'ils en ont enfin terminé, c'est vous qui jouissez... du silence.
Vous pouvez enfin passer à l'horizontale avec un bon bouquin. Ignorer ces gêneurs qui vous marchent sur la tête et vous courent sur le haricot.
Mais pervers comme ils sont, ils remettent ça dans la nuit ou à l'aube, vous tirant des rêves où bien sûr, ils ne sont pas : vous les avez tués en vous endormant.

Vos voisins sont de chauds lapins, votre prouesses à vous se résument à peau de chagrin ? Vous vous sentez le laissé-pour-compte de l'immeuble. Le plus moche, le plus nul, le plus minable de la cage d'escalier.
Vos voisins n'ont pas de vie sexuelle, vous non plus ? Un partout la balle au centre.
Rassurant. Vous voilà bercé par l'idée qu'un jour néanmoins, votre tour viendra (avant le leur, si possible).

Chez moi, je ne rencontre aucun de ces problèmes. J'habite le seul
immeuble d'abstinents du quartier. Ou de frigides, mais puisque je n'entends pas la différence, elle m'importe peu.
Le cul entre mes voisins du dessous tient en un mot : rien.
Celui entre mes voisins du dessus en trois : pas grand chose.
À leur décharge, ils sont frère et sœur. Plutôt avantagés de leurs personnes, au passage. Je les soupçonne de fait d'aller s'éclater ailleurs que sur mon plafond.
Non, non, je ne m'en plaindrai pas. Les soupirs
non équivoques que j'ai déjà perçus certains petits matins m'ont suffi.

Il est très embarrassant de croiser ses voisins après les avoir entendus jouir : invité malgré vous à leurs ébats, vous êtes entrés par effraction dans leur jardin secret.
Certaines portes doivent rester fermées. C'est préférable pour le droit à la jouissance des occupants de la communauté.

Par Chut ! - Publié dans : Au jour le jour - Communauté : xFantasmesx
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 29 décembre 2007
Mot de passe...
L'expression me plaît. Elle m'évoque à la fois l'interdit, le passage, le pouvoir du langage. Prononcer ce mot, c'est comme réciter une formule magique. Il est le sésame qui ouvre la porte d'un club privé, d'un lieu interlope, d'une réunion de conspirateurs.
Si on le connaît, on est reconnu et l'on entre ; si on l'ignore, on est indésirable et on reste dehors.

Dans l'univers BDSM, il a une signification différente : il n'autorise aucun après, il interrompt. Lancé par le soumis - ou la Maîtresse, cela n'est pas exclu -, il équivaut à un "stop !" et signe de fait l'arrêt de la séance. Poursuivre serait un manque de respect, une entorse flagrante au contrat de confiance qui lie les partenaires.
De passe, le mot devient de sauvegarde (safe word). Mais afin qu'il joue son rôle de filet, il doit être choisi avec soin.
Ainsi, le simple non est déconseillé : il cache trop de "oui".
D'un non désireux - et craint - d'être forcé à un non catégorique, seule l'intonation change. Et l'on est parfois tellement pris par le jeu qu'on en oublie le sens de la nuance.
S'arrêter à cause d'un non qui en voudrait davantage, c'est frustrer le soumis... et soi-même au passage.
Poursuivre en dépit d'un non qui en a plus qu'assez, c'est une catastrophe.

Il m'est arrivé une fois d'entendre un safe word crié par un "soumis". Je mets à dessein le terme entre guillemets : en vérité, cet homme ne l'était pas, ou à certaines conditions que je ne remplissais pas.
Dans le fond, le BDSM ne l'attirait pas plus que ça. S'il y avait déjà songé, il ne le concevait que dans le cadre d'une relation plus ou moins installée. Pour lui (et je le comprends parfaitement), son humiliation nécessitait une complicité et un abandon qui excluaient la première Maîtresse venue.
Or, avant qu'il ne se trouve nu devant moi, nous ne nous étions jamais vus.
Bien sûr, j'ai immédiatement interrompu mon geste.

Avec un homme déjà rompu à ces pratiques, je ne sais pas comment je prendrais un refus. Peut-être pas très bien. Non à cause de lui (je ne le taxerais pas de faux-soumis-même-pas-motivé-qui-me-les-brise-menu), mais à cause de moi.
S'il se dérobe, cela signifie que je suis allée trop loin. Que j'ai, sans le vouloir, atteint puis outrepassé ses limites. Que je lui ai infligé ce qu'il ne pouvait supporter. Que j'ai été trop (dure, exigeante, violente) ou pas assez (prévenante, intuitive, perspicace).
En un mot, que j'ai été mauvaise.

Pour moi, être une bonne Maîtresse est un art complexe. Sûrement parce qu'en idéal, le BDSM en est un aussi, tenant tout autant de l'improvisation maîtrisée, de l'exercice de haute voltige que du funambulisme.
Mon partenaire et moi, nous marchons en équilibre sur la corde tendue de nos désirs, de nos émotions, mais aussi de nos peurs.
Je suis là pour le guider, il m'éclaire en retour le chemin. Si je trébuche, il me retient. S'il hésite, je prends sa main pour l'emmener plus loin. Tous deux, nous cheminons l'un derrière l'autre, puis l'un devant l'autre, sur la corde qui nous relie. Mais, fragile, elle peut aussi se dérober sous nos pas et nous séparer.

Par Chut ! - Publié dans : Classé X - Communauté : xFantasmesx
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 28 décembre 2007
Une jupe qui étrangle la taille, un pantalon qui compresse le ventre, un pull en laine qui gratte...
Les vêtements trop petits ou mal choisis sont de vraies plaies du quotidien. Leur capacité de nuisance transforme une journée banale en supplice ininterrompu. Tout mouvement coûte, tout geste inconsidéré se paye en monnaie de ridicule.
Vous tirez sur votre chandail ? Aussitôt, une rangée de mailles se démaillent, dévoilant vos bourrelets.
Vous prenez une large goulée d'air ? Les boutons de votre chemise sautent pour s'ouvrir sur le blanc passé de votre brassière de mémé.
Vous vous accroupissez sans crier gare ? La fermeture éclair de votre corsaire craque, révélant votre raie des fesses.

Les bons vêtements, c'est comme les corps en bonne santé : ils savent se faire oublier.

Et je ne parle même pas des dessous mal coupés, des slips qui vous scient la culotte de cheval, des soutien-gorges qui vous scalpent les seins, des bas qui tiennent tout seuls. Ceux-là ne sont jolis que sur les filles taille mannequin à la télé. Mais dans la réalité, leur
bande élastique vous tronçonne la cuisse. Les jambes transformées en jambonneaux, il ne vous manque que, tatoué sur le lard, le label rouge "petite cochonne".
Pour le romantisme échevelé, on repassera.

undefined Celui (celle) qui a dit en premier qu'il "faut souffrir pour être belle" mérite deux claques.
La beauté ne se mérite pas, elle se cultive. Seule exception vestimentaire à cette nouvelle règle : le port du corset.

Serré à bloc, le corset est un instrument de torture. Prison créée par des doigts de fée, carcan contre nature, il écrase la poitrine, comprime l'estomac, coupe la respiration, restreint les mouvements.
Si inconfortable mais si splendide à porter : sous les effets conjugués des liens, des attaches et des baleines, la taille s'amenuise, les hanches s'arrondissent pour s'épanouir en feu d'artifice. Gainé de cuir, de satin ou de soie, le dos se tient droit.
La colonne vertébrale s'allonge. Le cou se tend et prend la pose. Hiératique, forcément.

J'aime la contrainte dictée par cette seconde peau.
Lorsque je l'enfile, j'ai la délicieuse sensation de devenir une autre : moi en mieux.
Par Chut ! - Publié dans : Accessoires et fanfreluches - Communauté : xFantasmesx
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 28 décembre 2007
Un message perso à faire passer ? Dites-le avec du parfum.
En rade de trouvailles pour un Noël ou un anniversaire ? Offrez du parfum, cadeau chic mais pas cheap, banal mais en général apprécié.

Seul écueil : bien le choisir est l'exercice le plus casse-gueule qui soit.
D'abord parce qu'il en existe des milliers. Dégoter pile le bon dans les rayons, sans avoir au moins un nom en tête, revient à chercher de nuit une aiguille dans une meule de foin.

Ensuite, parce qu'on ne sait jamais comment la peau qui le reçoit l'exprimera. Des arômes délicieux virent au faisandé sur certains épidermes. Ami pervers, voilà le moyen d'assener tes quatre vérités sous couvert de générosité :
"Non, vraiment, toi, je ne peux te sentir !"


Enfin, parce qu'entre un parfum et celui qui le porte, il existe un lien aussi impalpable qu'entêtant. Sucrées ou aigrelettes, légères ou vénéneuses, masculines ou capiteuses... Nos odeurs d'élection parlent de nous, parfois plus justement que nos mots.
Ignorer cette correspondance intime est pire qu'une faute de goût
. C'est un aveu de méconnaissance, une véritable erreur sur la personne.

Pour ma part et malgré quelques infidélités, je reviens toujours au panthéon olfactif de mes deux parfums favoris.

Moschino de Moschino est le premier. Il se marie parfaitement à ma peau, je m'en asperge sans m'en lasser.
Ma demi-sœur m'en avait parlé sous une guirlande de Noël. On le lui avait offert et elle l'imaginait sur moi, peut-être parce qu'elle ne l'aimait pas.
Elle voulait me l'apporter avant que je ne quitte la ville. On ne s'est pas revues.
Elle pensait à me l'envoyer par la poste. Elle a dû oublier le colis en cours de route.
Qu'à cela ne tienne. En bonne écolo, elle allait recycler l'idée, selon le principe de "rien ne se perd, rien ne se crée". La fameuse bouteille m'attendait
au pied du sapin l'année d'après.
Sur le coup, j'ai jugé ça un peu fort de café.
Ensuite, j'ai versé de l'eau dans mon vin. Sophie et moi avons beau peu nous connaître, elle avait eu du nez. Ce parfum, je l'adorais. Transmutation du plomb en or :
son cadeau par défaut devenait un présent de qualité.
Quand la bouteille fut aux trois quarts vide (ou au quart plein, c'est selon), je me suis mise en quête de sa jumelle. Déception. Dans les parfumeries, Moschino de Moschino pointe aux abonnés absents. Il n'est pas référencé, plus vendu.
C'est grâce au net que j'ai pu à nouveau flairer sa trace, remonter la filière espagnole pour me procurer un flacon de contrebande.
Hier, ma meilleure amie m'en a offert une bouteille, dénichée au pays des chocolats. Autant dire que je la savourerai comme une gourmandise.

Opium d'Yves Saint-Laurent est le second. Je suis accro à ses effluves enivrants, obsédants, grisants de cocotte ou de femme fatale
. Je le porte sur le lobe des oreilles pour sortir, au creux des poignets pour dormir. À mes narines, une formule le résume : invitation au plaisir.
Mon chéri a voulu un jour me faire une surprise. Nous étions en voiture lorsqu'il me tendit un paquet. Je lui sautais au cou avant de déchirer le papier pour en extraire un flacon.
Poison.
Poison... gloups... ce jus mérite bien son nom ! Interloquée, je fixais la bouteille. Mon ami a remarqué mon trouble.
- Ce n'est plus ton parfum préféré ?
Confuse, je lui ai avoué que jamais cela n'avait été le cas.
Il s'est frappé la tête en se traitant d'idiot.
- Désolé, le nom m'a égaré... Je savais bien qu'il avait un rapport avec la drogue...
Poison, opium, je me suis juste trompé de came !

Ce Noël, l'ex-compagnon de ma mère m'a envoyé un parfum. Et cette année comme les précédentes, j'aime à interpréter ses choix à la façon de signaux codés, tout en me doutant qu'il n'y met pas l'intention que j'y lis.
Deux fois de suite, il opta pour Fragile.
Cette fois-ci, ce fut Trésor.
Je ne suis pas folle de cette fragrance, mais je la porterai : en 2008, je veux être parfumée à l'amour et au bonheur.
Par Chut ! - Publié dans : Au jour le jour
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 28 décembre 2007
Je l'avoue volontiers : après minuit, j'ai la manie des statistiques.
Lorsque je parcourais en simple lectrice les blogs des autres, j'étais loin de me douter qu'elles existaient. Mais maintenant que je suis passée de l'autre côté du décor, je scrute les courbes des miennes en obsédée textuelle.

Ami lecteur (lectrice), tu es prévenu(e), Big brother is watching you.
Car miracle ou horreur de la technologie, tout est consigné dans cette rubrique indiscrète. À savoir, dans le désordre :
* les articles les plus - et les moins - lus. Ainsi, j'ai appris que mes lectures n'intéressaient pas grand-monde, à la différence de ma vie sexuelle.
Vous avez dit surprise ? Je ne vous crois pas.

* le nombre de visiteurs quotidiens, selon une méthode qui se veut impartiale. Se connecter dix fois par jour avec la même IP compte pour un. Du coup, les amis qui veulent du bien à vos stats n'auront qu'à repasser le lendemain. Et sans faute, s'il vous plaît, merci beaucoup la joie est mienne, chic tant mieux.

* la provenance desdits visiteurs, ou comment ils sont arrivés (ont échoué) sur vos carnets intimes.
Certaines visites ne doivent rien au hasard. D'autres, en vertu de google-est-mon-ami, lui doivent tout, et c'est pile là que ça devient drôle.

Celui (celle) qui a entré en mots-clés "corset+cadenas" y a, j'espère mais j'en doute, trouvé son bonheur.
Mon post sur les cadenas n'est guère croustillant, celui sur les corsets encore en préparation (oui, oui, j'y songe, j'adore ces instruments de torture).

Celui (celle, mais je penche pour le masculin), qui a tapé "blog+pute+cuissarde" y a, j'en doute fort, trouvé de quoi assouvir ses fantasmes.
Pourtant, il (elle) a cherché, et avec patience. Car lorsqu'à mon tour j'ai feuilleté GMA - Google Mon Ami -, je ne suis pas tombée sur mon blog.
Il doit être pris en sandwich quelque part entre la page dix-sept et quarante-douze, après "défonce anale suceuses" et avant "pompeuses expertes" (les titres sont véridiques, je n'ai pas cette licence poétique).
Pour ma part, j'ai calé à la page 18.

Celui (celle, pour la forme, cette fois), qui a entré "soumis bouche ouverte noyée de sperme" n'y a, j'en suis certaine, pas trouvé
son compte du tout.
D'ailleurs, si un jour tu repasses par là,
soumis à la bouche ouverte noyée de sperme ou Maître aimant à contempler ton œuvre, laisse-moi un commentaire.

Je te le jure sur mon premier fouet et mes pinces croco, ça me fera plaisir.
Par Chut ! - Publié dans : Au jour le jour
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sexy sur erog.fr - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés

: les blogs pour adultes d'